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mercredi 2 mars 2011

Le Coran condamne le proxénétisme. La Colonisation européenne a encouragé le développement de la prostitution en terre d'Islam.

Suite à la pétition d'un « certains nombres de pachas et caïds » demandant à la France de déposer le Sultan du Maroc, Louis Massignon, au cours d'une conférence de presse du 29 juin 1953, expose pourquoi ce témoignage spirituel, pourtant traditionnellement légitime en droit musulman, est dans ce cas irrecevable, notamment du fait de la compromission du pacha de Marrakech dans l'organisation de la prostitution. Au cours de son argumentation, publié dans Esprit de septembre 1953 (p.381-384), Louis Massignon montre
  1. que le Coran condamne fermement le proxénétisme (sourate XXIV, verset 33),
  2. et que la colonisation française en terre musulmane à encourager la prostitution pour le profit de quelques exploiteurs et pour le maintien des « bonnes moeurs » des armées, quitte à organiser elle-même la traite, et à y compromettre des notables locaux.
De plus, ce texte montre incidemment le lien entre l'obsession homophobe des cadres militaires et la promotion du clientèlisme de la prostitution dans les armées, ici coloniales. En d'autre terme on poussait les hommes à être clients de la prostitution pour réprimer l'homosexualité.

« L'islam (…) maintient et sanctionne des interdits. (…) Il ne sonde pas non plus les coeurs, il se contente de brandir la liste des signes d'impureté rituels et sociaux, la liste des métiers impurs, qui privent leurs membres de pouvoir témoigner. (…) On y trouve (…) les proxénètes patrons de maisons closes.

La France (même chrétienne hélas) a un faible pour les proxénètes, elle a refusé d'adhérer à la convention internationale de 1949 [elle le fera en 1960]: qui les mets hors la loi, d'accord en cela avec l'Islam. Peut être espère-t-elle, avec Léon Bloy que l'héroïsme national peut les racheter, tel Denard à Djibouti; et même, qui sait, les faire canoniser. Mais l'Islam, plus naïf que nous, doit s'en tenir au témoignage formel, à la récitation du Coran, ce recueil bien biblique d'interdits et d'anathèmes dont les missionnaires européens n'arrivent pas à faire taire la voix. Et il y est dit dans la sourate de la Lumière XXIV, verset 33: « Lâ tukrihû' fatayâtikum 'alä' lbighâ. »; « Vous ne louerez pas vos esclaves par contrat de prostitution. »

On peut m'objecter, comme pour l'interdiction de l'homicide édictée par le Décalogue, que les commentateurs ont réussi à merveille à tourner ce verste. Mais le malheur, c'est que le Coran n'est pas un code muet pour archives, mais un témoignage oral qui hurle quand on l'avale.

Et, au Maroc, il crie, hélas, contre la non-application par notre faute de la loi métropolotaine de 1946 contre les maisons closes, hypocritement motivée par le prétexte de la non-abolition, au Maroc, de l'esclavage, mais familial, et, avec cela, il réprouve la prostitution réglementée. Je me souviens encore du scandale offert aux Musulmans de Beyrouth par le général Gourraud décorant un trafiquant-chef, M.R..., pour avoir donné du coeur au ventre de l'armée du Levant (sic). Je me souviens de cette jeune femme dont j'avais été le témoin à son mariage, kidnapée, retour d'Alep, à Marseille, et livrée à une « maison » par un policier-agent électoral, qui ne put être coffrée. Je me souviens de cette autre femme, une Berbère musulmane, de Beni-Mellal, qu'on entendit, à mon passage, en 1923, appeler en vain le cadi au secours, tandis que son mari la vendait au marché des vieilles casseroles, contrairement au Coran, mais conformément (m'avouait le commandant Tarrit) à « notre » Dahir berbère mettant sa tribu d'origine hors la loi coranique.

Il ne s'agit pas ici de justifier l'Islam pour l'injustice de ses moeurs envers les femmes sur d'autres terrains, _mais de constater que c'est la colonisation européenne qui est responsable de la création méthodique des maisons closes en terre d'Islam. Tel Allenby en 1917 à Jérusalem, alors qu'inquiet des progrès de l'homosexualité dans ses troupes, il infligea à la Ville Sainte la honte sans précédent de cette institution prohibée par la Bible « ve lo yehye qedesch... ». En fait, elle paraît historiquement connexe à la levée des armées permanentes (sans femmes à la suite). Le paternalisme casernier des chefs militaires considère le proxénétisme comme une « force supplétive » indispensable aux services d'intendance, je l'ai observé dans la Coloniale, où j'ai fini comme chef de bataillon. Ils confient en outre, aux profanes, que c'est pour éviter le pire, l'homosexualité, ce cancer inavoué de l'armée d'Afrique, repéré par Foucauld à Mascara et par Psicharir à Atar. En tout cas, c'est au Maroc que l'érection d'immense « bousbir » dans les villes de garnison a bénéficié des complicités d'urbanisme les plus hautes (cf. Agadir). Et non sans calculs politiques, s'il est vrai que la rupture funeste du sultant avec la Résidence dérive de l'échauffourée sanglante ourdie en 1947 au « bousbir » de Casablanca, pour liquider Eirik Labonne.

Et cette question de l'utilisation du « bousbir » militaire m'amène au pacha de Marrakech. Que ce haut fonctionnaire, décoratif et décoré, ait été patiemment préparé à émerger comme témoin de moralité pour « témoigner » de l'indignité du sultant, _ qu'on l'ait compromis pour cela dans un enchaînement financier qui rappelle étrangement le scandale indochinois de la piastre, cela est du style classique « bureaux arabes ». Mais qu'on ait ignoré le droit musulman au point de disqualifier d'avance un « témoin » aussi précieux en l'encourageant à perfectionner le rendement (hors « quartier réservé », domaine hélas, de Français), taxes contraires au Coran, _ c'est là un oubli inattendu, qui révèle à quel cynisme administratif les Musulmans du Maroc sont livrés par une métropole qui s'obstine à négliger son devoir essentiel outre-mer: réprimer les abus, nazar al-mazalim, comme on dit en droit musulam.

La traite des femmes est, on le sait, le trafic le plus rémunérateur et le plus sûr, la non-application e la loi de 1946 au Maroc donnant conscience nette à nos trafiquants de là-bas, il s'agissait de calmer les scrupules de conscience musulmane chez le pacha, en usant du magnifique escamotage des responsabilités légales que constitue la loi française des sociétés anonymes, dont les proxénètes bénéficient depuis toujours en France (surtout depuis la circulaire Peyroutou du 24 décembre 1940, d'un cynisme ingénu). Dès 1933, la Société d'Urbanisme fondée pour un Yoshiwara de 6000 pensionnaires au Guelliz s'assurait une participation de 50 millions du pacha; et, à l'échec, en 1936, les hauts protecteurs du pacha actionnèrent le Parlement pour la lui faire rembourser par la Caisse des Dépôts et Consignations. D'autres participations plus durables suivirent, grâce à la concentration des capitaux français de la traite au Maroc, et confirmèrent le pacha dans ce rôle de « couverture » musulmane et marocaine d'un consortium anonyme, assez puissant pour l'accréditer à Paris, dans la haute finance et le Parlement. Ce témoin disqualifié est devenu « l'ami de la France », précieux, indispensable, qu'on essaya de faire figurer au Couronnement à Londres, à l'Académie, au dîner d'un « catholique aveuglé » (je lui restitue ce qualificatif, dont il nous décore dans ses communiqués de presse _ le Monde, 28 juillet, Témoignage Chrétien, 28 août), président du Conseil du Canal de Suez, au pauvre Livre d'Or du Conseil Municipal de Paris. »

Ouvrage cité: « Les rouages secrets de la prostitution réglementée » M. Legrand-Falco, 2° édition, Paris, 1936, p.18-19.

lundi 21 février 2011

Prostitution à Casablanca dans les années 1950: complicité de fonctionnaires français.

in Esprit, Août 1954, pp.268-271

La traite au maroc

"A Casablanca, lorsque des femmes arrêtées dans la rue sous le prétexte de racolage, ou même simplement pour défaut de carte d'identité, elles sont emmenées au service des moeurs, boulevard Jean-Courtin; en principe, ce service doit les envoyer au tribunal du Pacha qui, assisté du commissaire du gouvernement, peut les condamner à une peine de prison ou les relaxer. Mais en réalité, le sort de ces malheureuses dépend uniquement de la fantaisie d'un inspecteur qui a le pouvoir de les condamner au bagne perpétuel le plus odieux.
Seules les laides ou les vieilles sont présentées au Pacha. Pour les autres pas de jugement, on les séquestre au Bou-Sbir ou au quartier réservé du camp militaire, pour être livrées aux Sénégalais, sans autre forme de procès. Là, leur vie durant, ou tout au moins tant qu'elles pourront servir, elles sont enfermées et doivent subir n'importe quel mâle, sous l'autorité d'une maquerelle sans pitié, qui les exploite comme du bétail et s'enrichit à leurs dépens (car tout l'argent est encaissée par la maquerelle). Sauf exception fort rare, lorsqu'elles sont trop vieilles pour continuer leur métier ou trop malades, celle-ci les jette dehors, aussi pauvres qu'à leur entrée. Avec ce système, des jeunes femmes, dont beaucoup ont un emploi et ne se prostituent qu'occasionnellement, sont transformées en putains de métier.
Qui donc a accordé à ces policiers ce pouvoir monstrueux? Y a-t-il un arrêté les autorisant à soustraire ces femmes à la juridiction régulière pour les livrer contre leur grè à des patronnes de bordels? S'il en est ainsi, celui qui l'a signé, si haut placé soit-il, soit être poursuivi et châtié en vertu de l'article 14 du Code pénal qui punit "tout fonctionnaire ou préposé du gouvernement qui aura ordonné ou fait quelque acte attentatoire à la liberté individuelle". Les coupables tombent également sous le coup de l'article 334 du Code Pénal rendu applicable au Maroc à partir du 29 février 1939, punissant quiconque aura retenue contre son grè une personne dans une maison de débauche ou l'aura contrainte à se livrer à la prostitution. Est également applicable l'article 341, pour crime de séquestration, qui est punissable de travaux forcés. Il est donc du devoir du Parquet Général d'ouvrir une action judiciaire contre les coupables.
On parle beaucoup actuellement d'une réforme de la Justice au Maroc; encore faudrait-il que les serviteurs de la loi la respectent eux-mêmes. Et une enquête impartiale, menée par des hommes non-inféodés à la police, faite sur place permettant à ces femmes de parler librement, sans crainte de répresailles, révèlerait sans doute un nombre considérable de malheureuses ainsi condamnée au bagne par des policiers sans scrupules et sans mandat.
Il est inadmissible que l'administration du Protectorat ait élevé le trafic des femmes à la hauteur d'une institution d'Etat et que des fonctionnaires français soient payés par les contribuables pour se faire les pourvoyeurs de bordels, sous couvert de réprimer la prostitution.
De plus, aucun motif d'hygiène publique ne peut justifier ces agissements. La propreté la plus élémentaire est inconnue au Bou-Sbir de Casa, et j'ai vu un "client" venir se plaindre au poste de police du bagne d'avoir contracté une maladire vénérienne. N'importe quel médecin spécialiste de ces questions reconnaît que les risques de contamination sont plus grands dans les quartiers réservés que dans la rue, car les patronnes cherchent toujours à soustraire les filles malades, quitte à les laisser crever, afin d'éviter un manque à gagner.
Faut-il rappeler que ces faits sont contraire à la Déclaration internationale (sic) des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948, dont les articles 4 et 5 interdisent la "traite des esclaves et les traitements dégrandants". Cette déclaration a été signés par la France, qui , par les agissements criminels de certains de ses représentants au Maroc, a forfait à sa signature.
En mettant fin à ces abus indignes d'un pays civilisé, le Gouvernement évitera peut-être au représentant de la France à l'O.N.U. la honte d'avoir à plaider coupable le jour prochain où elle sera accusée d'avoir instauré au Maroc l'esclavage le plus odieux. Car il est difficile de faire entrer ces infâmies dans le cadre de l'action sociale de la France au Maroc.
Le 3 septembre 1953, une jeune femme marocaine, employée sans un restaurant de Casablanca, fut arrếtée pour défaut de carte d'identité par un inspecteur et ne reparut point. Mis au courant de ce fait par l'employeur de cette jeune femme, je me rendis le 9 au bureau du commissaire-chef du service des moeurs, boulevard Jean-Courlin. Après avoir consulté ses dossiers, il m'assura qu'étant arrêtée pour la première fois, la femme avait été relachée. Sachant d'après diverses indications que c'était faux, je me rendis au service de contrôle médical du quartier réservé, où le fonctionnaire préposé à ce service, après avoir consulté son registre devant moi, m'affirma également qu'elle était passée par son service, mais qu'étant saine, elle avait été remise en liberté. En réalité, elle étati depuis qutre jours séquestrée illégalement au quartier, chez une maquerelle (...). Je vérifiai le fait, et muni de renseignement, les communiquai au commissaire-chef du service des moeurs. Il fallut bien alors convenir que c'était exact, et la victime fut libérée sur ordre du commissaire, malgré les protestation de la maquerelle.
Je tiens à souligner l'attitude odieuse des deux inspecteurs. Celui qui est responsable de cette séquestration m'affirma cyniquement : "moi, je les envoie toutes au Bou-Sbir, même celles qui sont arrêtées pour la première fois." Comme j'objectais que ce n'étais pas conforme à la loi, on me répondit: "il n'y a pas de loi." Un inspecteur marocain qui se trouvait dans le bureau tenta alors de me faire croire que c'était sur sa demande que la prisonnière avait été envoyée au Bou-Sbir. Je lui répondis qu'il mentait et personne ne me contredit. En réalité on lui avait donné à choisir entre le Bou-Sbir et le quartier réservé du camp militaire! Je dois reconnaître que le commissaire-chef du service m'a semblé plus humain; il m'a assuré n'enfermer au quartier réservé que les récidivistes, ce qui et tout de même illégal; car en aucun pays civilisé on ne condamne des êtres à la prison perpétuelle sans jugement.
J'accuse donc formellement au moins un inspecteur d'avoir séquestré et obligé à se livrer à la prostitution un jeune femme, délit réputé crime et réprimé comme tel par l'article 334 du Code Pénal, applicable au Maroc par Dahir du 29-11-39. Je suis prêt à témoigner en justice de l'exactitude de ces faits.
Ce cas est d'autant plus lamentable que cette jeune femme marocaine n'a plus de parents et sans mon intervention elle serait restée enfermée toute sa vie sans motif et au mépris du droit le plus élémentaire.
Deux jeunes israélites, arrêtées le même jour que cette jeune Marocaine ont subi le même sort, et doivent se trouver encore enfermées au Bou-Sbir. Seule une autre femme, trop laide, a été déférée au Pacha.
(Lettre d'une Français du Maroc)

dimanche 20 février 2011

Prostitution en Afrique et Colonisation - Au Congo belge: effet du travail forcé, et après...

"Quelles sont les répercussions de cette politique de la main-d'oeuvre, dont nous venons d'esquisser les grandes lignes, sur la vie du Noir?
On a pu dire qu'au surmenage, le prolétaire de l'Afrique tropicale réagit en mourant. Du 1er janvier 1927 au 30 novembre 1930, à l'Office du Travail qui se cahrge du recrutement des travailleurs emplyé par l'Etat, on a constaté 2340 décès sur un effectif de 10 à 11 000 hommes, soit une moyenne efrrayante de 7,7% par an. Au village, pendant la même période et sur une effectif de même nombre, il y eut 732 décès, ce qui ne représente qu'une moyenne annuelle de 1,7%.
Et ceux qui résistent, que deviennent-ils? M. Depuydt nous le dit, dans un article bien documenté sur le travail forcé.

Les travailleurs sollicités forment bientôt une classe sociale à part, qui tant qu'elle travaille est une catégorie d'indigène sur laquelle on peut fonder quelque espoir pour l'avenir. Mais une fois sans travail, ces noirs déracinés sont voués à l'anarchie matérielle, morale et intellectuelle. L'indigène, arraché à son milieu et transplanté dans un centre industriel ou urbain, a perdu le contact de sa tribu. Sans s'être assimilé toute notre civilisation, il en a cependant recueilli et digéré certaines parcelles, et il s'en juge infiniment supérieur à l'indigène ordinaire. Grâce à son travail et à son salaire, il a améliorer sa vie matérielle, et, en maints points, a imité les habitudes des Blancs. Lorsqu'il n'a plus de travail, il ne veut plus retourner dans le village de ses ancêtres, il devient paresseux et de met à rôder autour des villes et des postes. Il y vit d'expédient, en dehors de toute loi, et, trouve dans le vol et la prostitution les ressources qu'il dédaigne de demander au travail... Mais il y a plus. Une mobilisation générale de la main-d'oeuvre jetait en 1925 le trouble dans la vie sociale de nos pays d'Europe. En Afrique, ce trouble se manifeste par le mauvais état des villages, l'insuffisance des cultures et tous ces phénomènes se traduisent par le fléchissement de la natalité et l'augmentation de la mortalité. Le départ de l'indigène exerce sur la natalité une double influence, l'une directe, par le déficit des conceptions dans les ménages séparés; l'autre indirecte, et plus grave, par la propagande des maladies vénériennes qu'elle favorise, par la désorganisation sociale qu'elle entraîne et la dépravation des moeurs qui en est la conséquence...

M. Depuydt. "Le Noir et le Travail forcé", Revue de l'Aucam. Novembre 1934"



"La Belgique aux prises avec le Congo"
Hennart Robert
Esprit, février 1936. p.773-774

Commentaires: exemple affligeant du ton colonialiste, qui semble imputer la responsabilité de la déchéance des colonisés à eux-mêmes... En tout cas, il témoigne du développement de la prostitution (masculine?) parmi les travailleurs forcés mis au chômage. L'auteur cité semble avoir une certaine familiarité avec ces "paresseux" qui "rôdent" autour des centres urbains...

Prostitution Africaine et Colonisation - "L'impôt est en A.E.F la base de la prostitution"

L'impôt et prostitution en Afrique-Equatoriale Française

"Je relève dans un journal de Brazzaville du 21 septembre 1933 ces incroyables affirmations:
A Brazzaville, les policiers indigènes sont partis en chasse. Si les indigènes n'apportent pas leur impôt, ils iront à la boîte.
Quant aux femmes, elles trouvent facilement de l'argent. Vers le soir, toutes, jeunes et vieilles, jolies ou laides, sont à l'affût, rôdent autour des maisons des célibataires. Beaucoup sont mariées et cherchent à se procurer non seulement leur impôt, mais encore celui de leur "homme". Les plus jeunes ont bientôt réuni la somme, les autres abaissent leur tarif."
C'est un fait que j'ai maint fois constaté par moi-même: la prostitution est en A.E.F la base de l'impôt."

Homet Marcel
Esprit, mars 1934, p.923